Gare à la rage

 
Gare à la rage

La rage sévit et tue encore une personne toutes les dix minutes dans le monde. Cette grave maladie transmissible à l’homme reste présente dans de nombreux pays, notamment dans la plupart des pays d’Afrique.

Depuis 2001, 11 cas de rage ont été importés en France, alors que la maladie est absente du territoire national, ce qui n’est pas le cas de très nombreux autres pays. Ces cas étaient tous liés à des animaux contaminés à l’étranger. Le cas s’est présenté tout récemment avec un chien ramené d’Afrique du nord.

Recommandations aux voyageurs

Pour protéger votre santé, il est indispensable de respecter les précautions suivantes :

- n’entrez pas en contact dans les régions touchées par la rage avec un animal, en particulier un chien ou un chat errant. Ils peuvent être porteurs de la rage avant l’apparition de la maladie et vous la transmettre lors d’une morsure, griffure ou simple léchage.,
- en cas de contact ou de morsure, signalez l’incident aux autorités vétérinaires du pays.,
- ne ramenez jamais avec vous un animal qui ne satisfait pas aux exigences sanitaires en France ou sur le territoire communautaire. L’entrée d’animaux non identifiés et non vaccinés, originaires de pays non indemnes de rage, est absolument interdite. Si vous désirez ramener un animal de l’étranger, consultez votre vétérinaire.

Pour voyager avec un animal de compagnie, des démarches préalables sont nécessaires :

- il convient de prendre contact avec le vétérinaire 4 mois avant le départ,
- l’animal doit être identifié par son passeport,
- les vaccins de l’animal doivent être à jour,
- une prise de sang est nécessaire pour les pays à risque.

Au retour en France, il vous faudra impérativement présenter votre animal de compagnie aux autorités douanières. Le non‐respect des obligations réglementaires est passible de sanctions pénales (article L237‐3 du Code rural et de la pêche maritime).

Pour en savoir plus : http://agriculture.gouv.fr/transport

Les vétérinaires sont en première ligne pour détecter des cas de rage et accompagner les propriétaires d’animaux en matière de prévention. Lorsque celle-ci fait défaut, les conséquences sanitaires peuvent être très graves.